Après une nuit au pays du Mont-Blanc, nous
voilà réveillé vers 5h pour aller prendre le petit déj en compagnie de Loïc. Déjà plein de monde et l'on retrouve un buffet où nous est offert du café... ou des pâtes.( Eh oui, il y en a qui
les aiment au lever, sucre lent oblige). Je fais léger car la pression augmente avant le départ. Pression qui s'exerce jusque dans ma partie intestinale.
Phil est tout excité et après les derniers préparatifs nous voilà au départ. La place du départ est animée et le hasard nous fait rencontrer Bertrand et Caroline alias Nono la petite robote de
Kikourou, son beau père et des membres du Club d'Allan.
La température est idéale, la journée s'annonce chaude même à 2200 m d'altitude. Le Mont-blanc se dévoile enfin dans un ciel limpide, l'aiguille du midi, les aiguilles Rouges et la chaîne
Alpine.
Notre fan club Portois est déja en pensée avec nous et Zabou nous envoie son premier texto d'encouragement. Avec Lolo, Jac ils nous suivent par internet à chaque Point de controle.
Phil est de plus en plus excité et impatient de partir. Moi j'angoisse et à 5 mn du départ une dernière visite au WC s'impose.
7h Pile coup de fusil, nous voilà parti pour une très très longue journée marathon trail avec 2511 m de D+ qui va durer 7h10 pour Phil et 8h50 pour moi.
1500 marathoniens prennent le départ direction Argentière ( 1206 m - 10.31 km ),Tré le Champ ( 1395 m -13.38 km ) et Vallorcine ( 1260m - 18.21 km ).
Jusque là à peine 200 m D+ et j'ai déja 2h30 au compteur, le premier est déjà a mi-chemin.
Après un bon ravito liquide et solide où je me gave d'eau et de coca il fait déjà bien chaud et le paysage est superbe. Je me régale de ce paysage Savoyard avec ses montagnes, ses cascades,
ses prés, ses chemins de rando, ses vaches, de son marathon.
Je pense souvent à ce que m'a dit Caro, gardes-en sous la semelle car la montée au col des Posettes, c'est pas le plus difficile même si c'est le point culminant du marathon, la montée à La Flégère
est en effet plus éprouvante.
Passé Vallorcine, la montée se présente à nous et 800 m D+ nous attendent avec ses virages souriants jusqu'au col des Posettes à 2200 m.
Ouh, ouh, ça monte fort, fort, fort.
Je n'ai pas mon cardio mais mon coeur doit battre la chamade. Je retrouve un groupe et ensemble nous faisons la montée, certains ont une montre avec le kilométrage, moi l'altimètre pour pouvoir
gérer la montée.
Quelques coureurs commencent à peiner mais nos encouragements les motivent. Le sol n'est pas trop mouillé et il y a des cailloux ou des racines qui entravent le chemin. Même si c'est dur je me
régale quand même et j'en profite pour faire des jeux de mots qui achèvent certains coureurs.
Je rencontre Stéphane qui m'explique qu'une posette est une qualité moyenne d'ardoise pour mettre sur le toit des maisons.
Avant le col, on rencontre quelques Vététistes que j'applaudis. Après la montée le chemin devient plus large et l'on aperçoit le col.
Petit ravito liquide avant le sommet et puis 5 km de descente plus ou moins pentues. Beaucoup d'encouragement du public.
Point de contrôle. Nathalie de notre peloton nous dit qu'il ne faut pas trop traîner car il y a une barrière temps à Tré le champ ( 31.15 km ) et il faut y être avant 13h.
Nous y arrivons à 12h30. Dix mn de pause, bon ravito arrosé d'eau minérale de Thonon, de Coca, de boisson énergétique, de saucisson, fromage, et fruits secs. La croix rouge est là aussi.
12h30 départ vers la Flégère, 6 km à faire avec 500 m de D+ pour la deuxième barrière horaire.
J'ai un coup de barre. Il fait très chaud et malgré une bonne hydratation je souffre mais je résiste. Je marche à mon rythme et il y a peu d'endroit plat.
Le temps passe, vais-je arriver avant le temps limite ?
14h32, il ne reste plus que 8 mn avant la fermeture.
Je ne trouve qu'un demi verre de coca, il n'y a plus rien au ravito. Pas une goutte d'eau pour les coureurs, tout le monde râle et une coureuse qui ne s'était pas ravitaillé à Tré, n'a aucune
goutte d'eau. J'ai un peu partagé et il ne me reste que mon camel bag.
14h35 je repars avec Laurent, un collègue coureur sympathique qui est à fond.
J'appelle Phil pour lui annoncer que je serai un finisher. Il exulte de joie ainsi que mon club Portois par texto inter changé.
Il reste 5km 195, j'ai une pensée pour le coureur à qui on va demander d'arrêter à 5 km de l'arrivée à cause de la barrière temps.
3.5 km de faux plat sur les flans de Planpraz et 1km5 d'une montée interminable que Philou a filmé.
Je vois enfin un panneau 2km, il est 15h30, je n'en peux plus, vraiment plus. Phil m'appelle et me demande ma position, il vient à ma rencontre et nous terminons ensemble ainsi qu'avec
Laurent pour la médaille en 8h50mn
Phil toujours en forme me dit qu'il avait encore des réserves et ses mots d'encouragements me firent terminer ce marathon du Mont-Blanc dans les temps.
Merci pour cette organisation, aux bénévoles, au Jogging Club Portois, à tout mon fan club et au beau temps.
merci à ceux qui liront tout...
Chapeau Robert, tu n'as pas manqué de volonté ! Et merci pour ce récit bien sympathique, comme je les aime. Bonne récup à présent et à une prochaine
Commentaire n°1 posté par cocolecyclo le 05/07/2009 à 00h21
Bravo Robert, quelle joie cette arrivée n'est-ce pas ? le film de Phil est super, on sent la fatigue et aussi le bonheur de réussir... A bientôt pour un autre défi !
bravo robert. au dela de la course que tu as terminé (bravo), on est épaté par ton style littéraire. c'est une belle histoire, on dirait du Frizon Roche ! On se connait depuis plus de 10 ans et tu nous surpends toujours... Bises lolo et éli
Commentaire n°3 posté par lolo et éli le 11/07/2009 à 20h34
au dela de la course que tu as terminé (bravo), on est épaté par ton style littéraire. c'est une belle histoire, on dirait du Frizon Roche !
On se connait depuis plus de 10 ans et tu nous surpends toujours...
Bises
lolo et éli